Florian Golay

(France 1976), architecte, diplômé de l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble, j’exerce dans cette ville, depuis 2001, une activité indépendante fondée sur trois déclinaisons de la profession.

Pratiquant la maîtrise d’oeuvre en mon nom propre, je m’emploie depuis dix ans à concevoir des bâtiments dont le caractère écologique porte sur l’augmentation en quantité et en variété de leurs capacités d’usage. Les dispositifs spatiaux et les agencements constructifs que je développe dans ce cadre, visent la promotion d’une architecture qui sache tirer parti des efforts de mutualisation et d’économie des ressources qui s’imposent aux acteurs. Les projets sont menés de manière collaborative, via un processus de conception ouvert qui intègre les parties prenantes aux différentes étapes de travail.

Dans un autre cadre, celui de la stratégie urbaine, j’accompagne les collectivités locales dans leurs projets de développement, en partenariat avec des réseaux d’intervenants locaux et internationaux aux compétences complémentaires. Je suis, à ce titre, membre actif depuis 2010 du réseau international Quarcs qui réunit des professionnels ayant en commun de travailler sur des sujets convergents : reloger des populations en prévision de catastrophes naturelles, penser la revitalisation de bourgs en déshérence, accompagner la résilience de territoires en transition. Précisée au fur et à mesure des années, la méthodologie de projet urbain que je conduis associe des dispositifs singuliers de participation aux étapes clés qui structurent les missions : identifier les ressources d’un territoire donné, préfigurer le changement par le projet et promouvoir des filières courtes de production du cadre de vie.

Cette méthodologie prolonge un travail patient de diffusion culturelle de l’architecture que je mène en tant que président de la Maison de l’Architecture de l’Isère. Sensibiliser des publics à l’architecture, et plus fondamentalement à la transformation de la ville dans toutes ses composantes, est un enjeu de société que je questionne depuis des années, notamment en arpentant des villes avec le collectif d’artistes « Ici-même ». Ces «recherches-actions» alimentent et s’alimentent de la pratique du projet. Elles structurent ma pratique de l’enseignement autour d’une exigence contemporaine : penser et concevoir la ville durable sous l’angle de ses modalités d’usage et de partage.

En tant que maître-assistant associé à l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble, le studio de projet auquel je contribue est un lieu d’échange où les praticiens, les enseignants, les chercheurs et les étudiants interagissent pour sceller ensemble une culture du métier et en défricher les marges d’innovation.

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